J’adore mon titre, je te préviens.

AVERTISSEMENT : cet article est destiné à être relinké à chaque personne ultra négative qui viendra commenter chez moi.

Donc si tu viens de commenter chez moi (oui, je te jure, sur mes réseaux, tu es chez moi), que ce soit sur Instagram, Facebook, Twitter, Pinterest, Linkedin ou Caramail, et que je te réponds en collant un lien qui te mène ici, assieds-toi, prends un café et lis. Je te promets, ça peut changer ta vie.

Tu n’es pas d’accord mais relis.

Donc peu importe la raison, tu n’es pas d’accord avec quelque chose que tu as vu, lu, entendu.

Et crois-le bien : c’est tout à fait ton droit.

Mais, première des choses, aie l’amabilité d’abord de RELIRE histoire d’être certain(e) de vouloir commenter.

Exemples tirés de ma réalité quotidienne:

  • Tu m’as vue porter une fourrure. Avec la photo, il y a un texte de 15 lignes que tu n’as pas eu le courage de lire. Or, à la quatrième ligne, il est écrit en toutes lettres que c’est de la fausse fourrure. Cela signifie donc que tu peux t’épargner un “fausse fourrure j’espère!” (avec un ! au lieu d’un ?, histoire de bien marquer ton mécontentement préventif) outré et pleiiiiin de sous-entendus. Voire un mp incendiaire où tu me traites d’assassin.
  • Tu viens de débarquer sur un article et tu ne me connais ni d’Eve ni des dents. (Par exemple, tu CROIS ici que je ne connais pas la véritable expression et tu viens de te dire “nan mais en plus, elle sait pas écrire”). Ce que tu as lu ne t’a pas plu. Or, j’ai déjà écrit un milliard d’articles qui t’expliquent ma façon de penser et de voir. Par exemple tu m’attaques parce que je porte du Primark alors que j’écris des articles parfois sur le fait de privilégier les petits créateurs. Or, j’ai déjà écrit des tas de choses sur cette contradiction. Tu ne sais pas que mon thème principal, c’est l’acceptation des choix des uns et des autres, la bienveillance envers les différences et les toutes petites pierres à apporter à l’édifice de notre monde un peu fatigué.

Ca, c’est le premier point. Si ça se trouve, tu ne me connais pas, tu te plantes complètement dans ton agression ou tes présupposés ou en tout cas, tu es à côté de la plaque et tu juges sans connaître.

Rappelle-toi donc que sur le net, on a souvent envie de dégainer le clavier et d’incendier. Mais souvent, cette immédiateté de réaction est souvent dangereuse et erronée. Réfléchis avant de cliquer sur “commenter”.

Tu n’es pas d’accord tout court.

Tu as beau relire, tu n’es toujours pas d’accord parce que, simplement, nos points de vue sont différents.

Exemple :

J’ai un sac en cuir de créateur et toi, tu es contre le cuir et tu privilégies les animaux aux petits créateurs. C’est ton droit et ça mérite vraiment débat, on est d’accord. A mes yeux, ni toi ni moi n’avons totalement raison ou totalement tort. 

Et c’est ici que se trouve le couac.

Si je t’ai linké cet article, c’est que ta façon d’exprimer ton désaccord était axée sur l’agression. Ton ironique, condescendant ou tout simplement purement assassin, je n’en sais rien. Mais en tout cas, c’était un CONTRE et pas un AVEC.

Je m’explique.

Dans la vie, quand on a des convictions, il y a deux façons de les partager : l’agression ou l’apprentissage. J’ai longtemps mordu quand on n’allait pas dans mon sens ou qu’on ne partageait pas mes idées. Puis j’ai compris que je braquais les gens. Si tu remontes ce blog, tu peux retrouver des articles pas très très compréhensifs ou gentils. Je faisais exactement ce que tu viens de faire : je griffais pour dire ce que je pensais.

Penses-tu réellement qu’on peut convaincre les gens de penser comme nous en les attaquant? Est-ce que tu penses me faire manger moins de viande en me traitant d’assassin ou en me disant que je mange du cadavre par exemple? Ou ne penses-tu pas que me filer des recettes végétariennes ultra délicieuses serait plus constructif?

Penses-tu me convaincre d’acheter local en me traitant de pétasse parce que j’achète chez Primark? Ou le partage de ta liste de magasins locaux favoris serait plus efficace?

Quel est le but réel de ton commentaire? Convaincre ou agresser?

Que veux-tu apporter à la cause que tu défends? La haine ou le partage?

On n’a jamais fait aimer les choux de Bruxelles en hurlant…

Ah il est plus clair mon titre hein?

Bon alors bien entendu, ton avis n’est pas comparable aux choux de Bruxelles tu me diras. C’est une métaphore ma poule. Les choux de Bruxelles, quand on ne connaît pas, on n’aime pas. On a du mal à comprendre, ça fait peur et en plus ça pue à la cuisson.

Alors quand on essaie de t’en faire manger en beuglant sur toi et en te hurlant que MAIS T’ES DEBILE OU QUOI DE PAS AIMER LES CHOUX DE BRUXELLES????, forcément, on développe carrément une aversion aux choux de Bruxelles. Voire on finit par se dire que tous les gens qui aiment les choux de Bruxelles sont des imbéciles méchants et sectaires.

Mais quand on tombe sur quelqu’un qui vous cuisine avec amour des choux de Bruxelles en vous apprenant d’où ils viennent, ce qu’ils apportent de bon, et qui vous fait goûter son plat préféré en douceur et avec le sourire, il arrive qu’on découvre qu’on adore les choux de Bruxelles.

Et si je continue à ne pas aimer les choux de Bruxelles?

Parce que ça arrive, que les gens continuent d’avoir des goûts ou des avis différents…

Dans ce cas, tu as deux solutions :

  • c’est un avis différent inconciliable… Il est par exemple hors de question pour moi d’apprécier quelqu’un qui se moque ouvertement de la charge mentale. C’est épidermique. C’est un sujet qui m’est sensible, qui rend, à mes yeux, ma vie un peu dure. Je n’ai pas envie d’être amie avec quelqu’un que ça fait marrer.
    Mais, je ne vais pas essayer de me battre après avoir parlé avec cette personne. Si elle continue de trouver ça drôle, je la laisse vivre sa vie et je m’en vais pour me protéger.
    Si un avis que j’exprime régulièrement vous blesse ou vous fâche H24, et que cet avis demeurera le mien, il est préférable que vous trouviez une communauté qui vous ressemble plus.
  • c’est un avis différent et vous n’en souffrez pas… Par exemple, je suis contre la fourrure mais une amie en porte. Cela ne me révulse pas au point de considérer qu’elle est infréquentable. Je n’aime pas mais ça s’arrête là. Profitons de ce que nous nous apportons de positif et laissons les différents de côté!

Bon après, t’avais pas forcément envie qu’on devienne potes tu me diras.

Mais c’est pas grave.

Peace ♡