Ayé, on l’a vu.

J’y suis allée avec des pieds de plomb, je vous l’avoue. Je m’attendais à un mélange d’Armageddon et de Solaris. Pas que du bon, donc. C’est sans doute la faute aux affiches puisque je ne savais quasi rien du film.

affiches interstellar

 

pitch

C’est la fin du monde. Enfin presque. Les réserves de nourriture s’épuisent, tout le monde a abandonné son métier pour devenir cultivateur et malgré tout des maladies attaquent les récoltes et petit à petit, la terre ne produit plus de quoi survivre. Une poussière permanente recouvre la planète. Les gens qui ne mourront pas de faim mourront donc de maladies respiratoires et/ou d’asphyxie. C’est donc la dernière génération d’humains…

Cooper, ancien pilote de la Nasa (dissoute puisque les états ne consacrent plus d’argent à autre chose qu’à la survie de la Terre), est devenu agriculteur par la force des choses. Il vit avec son beau-père, son fils et sa fille, Murphy.

Cette dernière découvre un étrange phénomène dans sa chambre qui finit par les mener, elle et son père, dans un repaire de la Nasa qui subsiste secrètement. On lui demande alors de prendre les commandes d’une mission qui devra sauver l’humanité en découvrant une planète vivable. Ce voyage peut durer 2 ans comme 10.

Deux solutions s’offrent aux chercheurs :

a. ils réussiront, pendant le voyage des spationautes, à résoudre une équation permettant de transférer la population de la Terre sur la nouvelle planète.

b. tous les habitants de la Terre mourront mais des ovules fécondés permettront aux spationautes de faire survivre notre race.

Cooper accepte la mission, promettant à Murphy, inconsolable et refusant de lui pardonner, de revenir un jour.

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avis

Disons que, si tu as un gosse, tu vas passer le film entier dans l’empathie du gars et pleurer toutes les larmes de ton corps. Pour ma part, j’ai cru ne pas m’en remettre. Le choix entre laisser ton enfant pour sauver l’humanité (et le sauver par la même occasion) et rester avec lui parce que tu l’aimes… mon dieu quel déchirement… (j’ai pleuré à gros bouillons, c’était atroce)

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Si tu as le moindre problème vis-à-vis de l’image du père, même combat, t’es dans la merde.

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Sinon, le scénario est tout simplement grandiose : les quasi 3h de film passent à une vitesse affolante tant on va de rebondissement en rebondissement et de sensation en sensation.

La première partie, sur Terre, met mal. On n’est pas dans la fin du monde rapide d’Armageddon. Non, on est dans la lente agonie plus crédible de la planète. Avec tes nachos et ton coca, tu t’en veux un peu, je ne te le cache pas.

La seconde partie, dans l’espace, te fait passer d’une émotion à une autre : l’angoisse, la peine, le stress, l’interrogation et le milliard de dilemmes qui se posent aux héros…

La dernière partie, un peu planante, est merveilleuse de tendresse et de douceur. C’est peut-être la partie qui dérangera le plus les moins sensibles ou poètes.

Si vous espérez un film catastrophe, passez votre chemin. Il y a de l’action, certes, mais c’est tout sauf le centre de l’intrigue.

Si vous espérez un film scientifique sur l’espace, bah, je peux pas vous aider : je ne sais pas si c’est crédible ou pas et je vous avoue une chose : je m’en fous. C’était si joli que je m’en fous.

C’est un film aux images magnifiques, aux effets sonores percutants et bien pensés, l’espace est vu comme jamais, la théorie scientifique plus ou moins abordable et surtout, surtout, c’est un film qui te fait réfléchir à deux fois sur le sens et la valeur de la vie.

Vous ne pouvez rester indifférent devant un tel film : ou vous l’adorerez ou vous le détesterez… (rien que regarder les BA pour vous rédiger cet article et j’ai de nouveau des frissons…)

Comme vous pourrez le constater, j’ai adoré. Tout simplement. Avec le coeur on ne peut plus lourd, mais j’ai adoré.

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