Aujourd’hui, on va parler rèèèèèèègles!

Ouuuuh le vilain gros mot!

Je vous explique…

Il y a quelques jours, une de mes copines râlait sur un plat commandé au resto. Elle le trouvait moyen.

Et v’la ti pas qu’un homme de notre tablée prononce la phrase culte « t’as tes ragnagnas ou quoi? » (oui parce que souvent on dit « ragnagnas », apparemment ça fait moins peur).

Je crois que c’est une phrase que les femmes entendent TOUTES un tas de fois dans leur vie. Avec des variantes hein… « T’es dans ta mauvaise semaine ou quoi? » « ce sont tes hormones ou quoi? »

Je tenais donc à préciser d’abord à la gent masculine que non, chaque fois qu’une femme râle, ça ne signifie pas qu’elle est réglée. Parfois, elle râle parce que le plat n’est pas bon. Ou que le service est lent. Ou que son mec n’a pas trouvé le chemin vers le lave-vaisselle… (oui, moi aussi, je peux sortir des clichés…)

Ensuite, je voulais quand même expliquer deux trois choses à ces messieurs et filer quelques trucs aux dames qui nous écoutent.

Oui, les femmes subissent des perturbations hormonales que les hommes ne subissent pas. Et moi, je crois qu’au contraire d’etre une tare, c’est carrément formidable.

D’abord, on va préciser que seules 3 à 5 % des femmes ont des manifestations dites sévères – handicapantes, et 20 et 50 % des femmes souffrent de vraies perturbations durant leurs règles. J’ai bien dit « durant leurs règles ».

Le reste du mois est évolutif également mais, quand on lit certaines théories, dont, par exemple, celle de Miranda Gray, l’auteure de « La femme optimale », on peut toutes profiter au mieux de ces changements et les utiliser comme des superpouvoirs!

La femme optimale

Je m’explique. Le cycle menstruel de la femme est fait de fluctuations, comme je viens de le dire. Et si ces fluctuations jouent sur l’humeur, elles jouent aussi en notre faveur et la femme serait donc à appréhender autrement que l’homme, par exemple d’un point de vue professionnel.

Un petit clic vous emmènera vers un article sur le sujet!

Dans la première phase du cycle, pendant les règles, que certains chercheurs appellent « la phase sorcière » mais qu’on appelle aussi plus joliment « la phase contemplative », la femme a moins d’énergie. C’est un moment où elle prépare un renouveau, où elle peut reformuler les choses, aller à l’essentiel et s’évaluer.

Dans la seconde phase, la phase de la vierge ou phase dynamique, la femme est bourrée d’énergie et de joie de vivre. C’est la phase où elle est la plus enthousiaste. Elle devient plus organisée, plus méthodique, plus concentrée. C’est le moment aussi où elle emmagasine l’apprentissage de façon ultra efficace.

Dans la phase d’ovulation (14ème au 20ème jour), la phase expressive, elle éprouve du plaisir à aider les autres et est dans sa phase la plus créative émotionnellement. C’est la phase où elle est la plus empathique.

La dernière phase, la phase de l’enchanteresse, elle déborde littéralement d’énergie, d’intuition et est en pleine hyperactivité mentale.  C’est le moment optimal pour lui demander de produire une réflexion originale.

Là où l’homme est raisonnablement constant, la femme, elle, peut se montrer changeante et en utilisant ces superpouvoirs, elle peut se montrer tour à tour meilleure analyste, meilleure apprenante et gestionnaire, meilleure pour gérer le relationnel et enfin plus créative et originale.

Là où on voit souvent un FREIN à la vie quotidienne, le monde aurait fort à gagner en sachant utiliser à bon escient ces fameuses hormones qu’on accuse de tous les torts, en apprenant aux femmes à gérer leur mois selon ce cycle où les talents s’alternent.

Oui mais et les douleurs?

Oui, cependant, une phase est parfois handicapante pour certaines et on en rit trop souvent.

Durant la première phase, où il serait plus efficace de laisser la femme traiter des évaluations internes et faire le point, certaines subissent, en plus des railleries, des douleurs qu’on néglige beaucoup.

Considérées par de nombreuses personnes comme un mythe, les règles douloureuses, c’est l’affaire de 9 femmes sur dix. Pas de panique messieurs, ne nous quittez pas parce que je vais expliquer ces douleurs…

L’utérus se contracte pour évacuer ce qu’il doit évacuer. Et oui chez 9 femmes sur 10, ça fait mal. A des degrés divers mais c’est réel.

Pire que ça, une femme sur 10 souffre d’endométriose. Je ne rentrerai pas dans les détails un peu complexe, mais il s’agit d’une maladie qui provoque de très fortes douleurs dans le bas ventre. Cette maladie est chronique et, je vous le donne en mille, il n’existe pas encore de traitement totalement concluant. Quand on sait qu’on a inventé la petite pilule bleue pour résoudre les soucis d’érection de ces messieurs, on peut quand même s’interroger sur les raisons qui font qu’on ne se penche pas plus que cela sur la question d’une maladie qui touche une femme sur dix non?

Alors j’en profite de mon petit passage pour donner quelques conseils et astuces pour soulager les douleurs menstruelles, que j’ai découvertes parmi tous les tests que j’ai pu faire pour le blog…, tant qu’à faire.

La plupart du temps, un médecin prescrira des anti-inflammatoires et des antidouleurs. Mais depuis quelques temps, d’autres solutions sont apparues, comme quoi, on finit par se pencher sur le problème!

On peut se tourner vers l’aromathérapie et les huiles essentielles. On peut citer, par exemple, Oléocaps 5 Confort Gynécologique de Pranarom, qui réunit tout ce que la nature a fait de mieux pour passer ce mauvais moment. C’est super facile à utiliser puisque ce sont simplement des gélules qui ne demandent donc pas de mélange savant. Les plantes utilisées sont, entres autres, le basilic, le laurier noble, l’estragon et la coriandre. On dirait une recette de cuisine mais non! Ces plantes ont pour propriété de détendre les muscles. Tout bénef.

Récemment, des chercheurs ont également mis au point une super petite machine, LIVIA. Elle soulage par électrostimulation. En (très) résumé, Livia envoie des signaux qui bloquent le message de la douleur envoyé par les nerfs au cerveau. L’appareil est tellement efficace qu’il vient d’obtenir le grand prix Edison Awards dans la catégorie « bien-être féminin ». Ses avantages majeurs sont qu’il procure un soulagement immédiat, aussi longtemps qu’on le désire, sans effets indésirables et sans accoutumance. Si LIVIA ne soigne pas l’endométriose, il permet malgré tout de la soulager. Et ça, ce n’est pas rien!

Nous sommes de petites machines efficaces!

Tout ceci pour dire qu’être une femme, les gars, c’est quand même super productif si c’est bien utilisé. On se penche très peu sur la question parce que, depuis toutes petites, on a appris qu’on « avait nos ragnagnas « , qu’on était bizarres, soumises à des sautes d’humeur insensées, ridicules et risibles.

Grosse erreur encore une fois, d’un monde construit sur le fonctionnement masculin, beaucoup plus simple à appréhender. Je propose qu’on inscrive « la femme optimale » dans le programme scolaire et qu’on apprenne aux jeunes filles à s’écouter un peu plus.