Quand j’ai commencé à bloguer, bien avant 2 girls 1 mag et forcément bien avant Imparfaites, mon but était simple. Je voulais simplement partager mes coups de coeur, mes coups de blues, mes coups de gueule… Ecrire en somme.

2 Girls 1 Mag a pris une ampleur surprenante à une certaine époque et certains articles nous ont valu une certaine popularité.

Le public de 2G1M, et encore plus celui d’Imparfaites, est composé, et j’en suis ravie, de femmes accomplies qui aiment lire, rire de tout, échanger. Bien entendu, le fond de mon propos, aux relents souvent féministes et militants, a attiré une certaine tranche de la population qui a tendance à être hyper exigeante.

D’un côté, les ultra féministes qui me reprochent de ne pas l’être assez, qui me déposent un avis négatif sur ma page Facebook comme si ça allait changer la face du monde. D’un autre, les bios militant(e)s qui me reprochent l’utilisation de produits non bios. Sans compter ceux qui meurent d’envie de défendre le local, et donc me hurle dessus au moindre achat dans les grandes chaînes. Il y a aussi les vegans, évidemment, qui reprochent parfois aux produits que je mets en avant de ne pas être cruelty free (alors que c’est discutable).

Et donc je n’en fais jamais assez…

Qu’on soit bien clairs, je mène ma barque selon mon propre libre arbitre. Je mets en avant des produits bios parce que j’y crois. Je mets en avant du local parce que j’y crois. Je mets en avant du vegan, parce que je suis pour le cruelty free. MAIS je ne milite ni pour l’un ni pour l’autre.

Je ne milite d’ailleurs pour rien si ce n’est la tolérance, l’acceptation de l’autre pour ce qu’il est, avec ses défauts et ses qualités, sachant que tous ces termes ne sont, finalement, qu’une question de point de vue.

Je ne suffirai jamais aux bios, aux locaux, aux vegans, aux féministes.

Et a priori, je m’en fous.

Je n’écris pas pour ça

Certains aiment Imparfaites du fond du coeur. Savent également les valeurs et le coeur que j’y mets. Savent aussi que j’ai un job plein temps, une maison, un enfant, un chien, un chat, une famille, des amis et que tout ce travail que je fais en plus, je le fais pour moi, bien entendu, mais aussi pour vous, totalement bénévolement et gratuitement.

Je reçois bien des tas de produits, mais croyez bien que ce n’est pas ça que je mange.

Et toutes ces petites phrases assassines déposées de ci de là sur mes réseaux, ben j’en ai plein le cul, les copains.

Platement, salement, crument plein le cul.

Y a les « déçues » par un post ou un autre. « Déçu » c’est un grand mot pour une blogueuse que tu ne connais pas et qui ne t’a jamais rien promis et qui, pour rappel, ne te doit rien et ne t’oblige à rien, surtout pas à déposer un petit jugement de passage alors que, quand je ne te « décevais » pas, tu n’avais rien à poster en réponse à mes articles satisfaisants.

Et donc je suis fatiguée…

Fatiguée qu’on cherche la petite bête partout, tout le temps. L’ingrédient qu’on pourra critiquer, le vêtement de chaîne qu’on ne soutient pas, la photo trop lissée par le téléphone, celle où je n’ai pas l’air d’avoir besoin de perdre du poids, celle où au contraire, je me tiens mal, la déco là bas au fond qu’on voit bien qu’elle vient d’une usine qui exploite les enfants, la fois où je n’ai pas répondu assez vite, celle où je n’ai pas répondu du tout parce que je n’ai pas vu le commentaire, et j’en passe.

Je suis crevée parce qu’à force, je stresse à faire gaffe de ne vexer, outrer, déranger personne. Je stresse à répondre vite vite tous les jours, tout le temps, même au cinéma. Je stresse parce que je ne peux pas répondre depuis mon lieu de travail.

Tout ça pour ma passion!

C’est plein de bonheur aussi ce blog. Plein de nanas géniales, hyper drôles qui me donnent la pêche. Plein de gens qui me font rire, de gens qui me donnent de bons conseils et de bonnes adresses. Plein de gens qui me disent des choses adorables aussi.

Alors voilà, c’est décidé : dorénavant, je virerai les personnes énergivores. Puisque ces petites phrases me plombent pour finalement pas grand-chose, je vais simplement supprimer ces gens de mes « contacts ». J’ai toujours été contre parce que ça fait censure mais crotte de bique, y a pas de censure chez soi et c’est chez moi qu’on se trouve sur mes réseaux.

Les gens qui expriment un avis et avec lesquels on discute régulièrement, vous êtes les bienvenus!

Ceux qui ne commentent que les fois où je ne satisfais pas à leur critères, je vous propose d’aller gentiment voir si j’y suis.

Je suis une Imparfaite qui vous invite chez elle

Tous les jours. Les dimanches, mon salon est à vous pendant 30 minutes de direct. Le soir, vous êtes encore dans mon salon, et même dans mon lit. Vous m’invitez ponctuellement chez vous, mais vous êtes toutes chez moi à chaque instant.

Je n’ai pas à partager tous vos choix. On peut en parler avec joie, mais je ne me plierai pas à ces petits chantages nuls de « si tu manges de la viande, je ne te suis plus ». NE. ME. SUIS. PLUS.

La communauté Imparfaite, c’est une communauté TOLERANTE. Qui ne juge pas les autres. Qui ne parle pas QUE pour poser un jugement négatif. Et comme c’est une communauté qui souhaite rester comme elle est, que vous ne souhaitez pas que je mette un terme définitif à ce petit monde qu’on crée, ma tolérance s’arrêtera là où les gens se montreront incapables d’en faire preuve. On pèse ses mots pour une critique, on parle aussi quand on est content et on comprend que la personne derrière l’ordinateur, c’est pas une poupée en plastique qui peut endurer les mots qui vous sortent du clavier quand ça vous chante. Vous pouvez tomber mal, vous pouvez utiliser des mots qui tombent mal ou vous pouvez, tout bêtement taper très mal à un endroit qui ne vous regarde pas forcément.

Je veux de la tolérance.

Dorénavant, Imparfaites sera un lieu de tolérance et point barre. On n’est pas là pour se faire chier, pas là pour se faire du mal ou du tort, pas là pour se faire de la peine.

Et je vous écris pour notre plaisir commun mais je n’y perdrai pas des plumes.