Wow, ça c’est du titre hein… C’est bien racoleur et tout. Ca tombe bien, mon but est justement d’attirer votre attention.

Mon petit parcours du combattant

Voilà maintenant deux ans que les douleurs se sont déclenchées aux hanches. J’ai appris à courir à 40 ans et figurez-vous que c’est une mauvaise idée. Ce n’est pas un sport qu’on pratique du jour au lendemain à 40 balais.

Pourtant, en soi, la course n’a pas été responsable de mon problème, elle n’a été que le révélateur, de même que la prise de poids importante de mes deux dernières années.

J’ai mis longtemps à me rendre compte que la douleur n’était pas musculaire et qu’elle ne disparaissait pas.

Jusqu’à ce que je consulte, qu’on me fasse les examens nécessaires et qu’on découvre une arthrose avancée qui justifiera un remplacement de mes hanches assez rapide.

“Arthrose destructrice rapide”, “arthrose généralisée”. Ok. D’accord.

L’arthrose touche toutes mes articulations, poignets, épaules, genoux, cheville et toutes les petites articulations des doigts ou même des orteils.

Ca fait des années que je trouve difficile de m’appuyer sur mes poignets et ce n’est qu’aujourd’hui que je sais pourquoi.

Vivre avec…

Réaliser que ton corps te lâche si tôt, c’est un petit choc à avaler.

Les solutions temporaires ne seront que temporaires et on est bien conscient qu’on ne pourra pas remplacer toutes tes articulations par du titane. Certaines oui, d’autres non.

Et accessoirement, les remplacer entraînera des anesthésies générales à répétition puisque ces prothèses devront être remplacées tous les quinze à vingt ans.

Alors on se rend compte qu’on a des jours avec et des jours sans. Quelques jours où on oublie même l’existence de ce truc. Puis d’autres jours où c’est omniprésent. Croiser les jambes ? Compliqué. Se lever ? Compliqué. Marcher loin ? Douloureux. Se tourner dans son lit ? Difficile…

Les conseils des uns et des autres, l’incompréhension de certains, les blagues sur le fait que tu es vieille avant l’âge…

Mais surtout, cette fatigue. On est fatigué parce qu’on a mal trop souvent.

Et là, d’un coup, on comprend les gens qui parlent de maladies chroniques. On ne sourit plus en se disant qu’ils exagèrent. On fait moins les malins…

Pourquoi vous raconter tout ça ?

Je vous raconte tout ça parce que vous avez peut-être autour de vous quelqu’un qui vous parle d’arthrose, que vous prenez peut-être pour une folle…

L’arthrose touche 480.000 personnes en Belgique mais 1 patient sur 3 a moins de 40 ans. Ce n’est donc pas une maladie de l’âge même si une majorité des patients est plus âgée.

Cela signifie que les articulations, qui permettent aux os de bouger, s’usent. Dans mon cas au point qu’au niveau de mes hanches, il n’y a tout simplement presque plus que du vide enflammé.

Les personnes hyperlaxes, comme moi, ou Lola d’ailleurs, souffrent souvent d’arthrose et la danse et certains sports aggravent le problème.

Alors oui, je laisse Lola danser. Mais elle va prendre en prévention un traitement qui protège les articulations, selon le conseil de ma rhumatologue.

Quant à moi, je dois reperdre le poids pris puisque c’est lui qui fait que je ressens la douleur, je la sentirais moins sans ces kilos. Je dois suivre un traitement et me remettre au sport doux malgré les douleurs constantes.

Je dois remettre mon corps au centre de mes priorités, lui qui m’importait très peu.

Et forcément, c’est moins de temps pour le blog, moins de temps pour mes amis, moins de temps tout court.

C’est aussi pour cela que je vous raconte tout ça.

Etre blogueuse c’est s’ouvrir pas mal à la critique et puisque je vous parle de bodypositivisme, dès que je parle d’essayer de perdre du poids, je reçois des messages disant que je me contredis. Mais être bodypositive c’est aussi apprendre à aimer son corps dans ce qu’il doit être : un compagnon de route dont on prend soin. Et il est temps que je prenne soin de ce compagnon si négligé…

Le mot de la fin…

Je ne voulais pas que cet article soit plaintif, je vous assure qu’il n’a pas cet objectif.

Je voulais juste vous expliquer ma démarche et vous ouvrir les yeux au cas où une personne de votre entourage rencontrerait la même difficulté et vous expliquer pourquoi, en plus d’écrire un livre qui sortira cet été, je prends un peu de temps pour m’occuper de ce problème précis…

Sur ce, je vous claque la bise et je vous retrouve bientôt quand même !