Je sais que vous adorez les sujets de ce type… C’est drôle parce que je n’ai aucune expertise, rappelons-le-nous… Mais mes doigts courent sur le clavier et je vous balance mes idées et le fond de mes pensées…

Je voulais donc essayer de résumer les questions que je me pose plus ou moins régulièrement pour arriver à ce que je trouve être, peu importe les circonstances d’ailleurs, ma forme de bonheur à moi…

Le bonheur d’abord c’est quoi?

C’est un peu la toute première question à se poser. Vouloir accéder à un bonheur qui n’est pas le vôtre, c’est complètement illusoire.

Il y a le bonheur qu’on vous vend partout. Celui des pubs. En résumé, il faut CORRESPONDRE. Pour être heureux, selon la pub, il faut être beau, riche, avoir une famille parfaite et des amis toujours rieurs.

Il faut bien se mettre en tête que ça, c’est un concept publicitaire qui veut surtout nous mettre dans un certain inconfort et nous vendre des produits. Je veux une super famille du dimanche matin —> j’achète Ricoré, on sait jamais des fois que ça marche. Je veux être heureuse et parfaite comme sur l’instagram de Caroline Receveur —> j’achète ce qu’elle vend, sait-on jamais que mes cheveux tomberaient subitement comme les siens.

Résultat, on se heurte à la réalité. Le pot de Ricoré sur la table, on se retrouve comme un con avec des gosses qui s’engueulent pour avoir le pot de confiotte ou un ado calé devant son téléphone. On va chez le coiffeur en demandant la même colo que Caro et hop, ça donne PAS DU TOUT PAREIL. On oublie évidemment qu’elle a mille filtres, un coiffeur attitré et une bonne nature capillaire à la base.

Bref, à tant essayer d’atteindre le bonheur qu’on nous vend, on passe à côté du nôtre. 

La première question à se poser est “qu’est-ce que le bonheur pour MOI?”

Et surtout, “quand je serai vieux ou vieille, qu’est-ce qui me fera dire que j’ai été heureux?”

Et là, dans cette perspective, tu te dis que ton poids, par exemple, à moins bien entendu qu’il n’ait entraîné des soucis de santé, ben ton poids, tu t’en foutras. Quelle importance auront ces quelques kilos hein? Tu auras passé tant d’heuuuuures et de jouuuuurs à t’en soucier pour qu’au final, ce soit complètement anodin dans le résultat de ta vie.

Cette question m’amène moi à ces réponses : je dirai que j’ai été heureuse si j’ai eu des gens qui m’aiment avec qui j’ai partagé beaucoup; si je me suis épanouie dans une activité, qu’elle soit hobby ou métier (si c’est les deux, c’est tout bonus); et je crois que l’idée d’avoir vécu dans un lieu que j’aime ou dans des lieux que j’aime, ça comptera aussi.

L’argent? Un moyen. Sans argent, les fêtes entre amis, c’est un peu plus difficile (et encore, pas impossible). Difficile aussi de voir le monde. Difficile aussi de profiter des moments quand on angoisse sur l’idée de manquer. Mais inutile, croyez-moi, de tomber dans l’excès de recherche. J’ai connu des gens très riches. Certains étaient heureux parce qu’ils profitaient de leur temps avec leurs amis et leur famille. D’autres étaient TRES malheureux, aigris, désespérés… parce qu’ils étaient seuls. Je me souviens même une dame dans une maison magnifique avec une famille plutôt indifférente en dehors du moment des photos, assise sur une somme colossale que ses enfants guettaient. Elle était plus malheureuse que je ne l’ai jamais été et noyait sa solitude dans du champagne hors de prix, dès 10h du matin… Non, l’argent est un moyen, pas un but.

Alors à vous de déterminer ce qui fait VOTRE bonheur. Ce qui comptera vraiment quand vous serez vieux.

Est-ce que je mets les moyens pour mon bonheur?

Je veux une famille unie mais je passe mon temps sur mon téléphone ou à travailler.

Je veux une chouette atmosphère cocooning mais je laisse la maison sans attentions.

Je veux des amis mais je ne leur trouve jamais de temps.

Je veux faire de la danse mais je ne m’inscris pas.

J’ai toujours rêvé jouer du piano mais n’ai jamais économisé pour m’en offrir un.

Est-il nécessaire de vous faire un dessin?

C’est pour cette réflexion que j’ai commencé à me planifier des moyens pour atteindre mes petits bonheurs. Truc amusant : vous constaterez que planifier votre bonheur, c’est déjà un bonheur.

Allez, ma petite méthode pour me donner les moyens:

  • Je planifie des temps pour mes amis. Des temps indéplaçables. Je vois mes copines le plus souvent possible. D’ailleurs ça me fait penser que je dois absolument planifier une aprem à Bastogne chez mes amis de loooongue date. On se voit moins, c’est sûr mais on SAIT. Mais je pense que concrètement je consacre environ 2 soirées par semaine à des amis. Alors oui, c’est galère parfois. Oui, je vais me coucher tard. Mais non, je ne m’impose pas de leur faire une super table de ouf ou de les recevoir avec un repas super classe. Ce qui compte dans ces moments-là, c’est nous. Avec certains, on va à tour de rôle chercher un plat. Avec d’autres, une apporte le fromage, l’autre les pâtes et basta. T’es maman solo? Tes amies ont parfois la possibilité de se déplacer. La progéniture au lit, on passe une soirée tranquille entre potes.
  • J’ai repris ma maison en mains. Parce que ça compte. J’adore rentrer dans un chez moi où je me sens bien. Alors je range parfois ma morale et j’achète des petits trucs chez Primark ou H&M Home. Et sinon, je file sur le Market Place de Facebook et je revends et je rachète. Preuve en est ma super petite commode et mes grandes monstera d’occase! Une aprem du weekend est consacrée à mon chez moi. Si je dois me faire aider, et c’est le cas pour ma salle de bain cette fois, je revends encore un tas de trucs et je prends une personne pour m’aider. On a TOUTES un tas de trucs dont on ne se sert plus. On s’en débarrasse, on se vide l’esprit et on aménage.
  • Je partage un tas de trucs avec Lola, Gab ou ma famille. Deux semaines en vacances avec ma grand-mère, des coups de fil pour lui raconter mes bêtises, son association pour être avec elle plus souvent et la voir heureuse. Lola et moi on partage des séries, qui font qu’on parle de tas de sujets (oui, je me suis retrouvée à parler de triolisme devant la série Insatiable… ), on partage des aprèm à cuisiner maintenant qu’on s’y est mises et des journées photos avec Gab. On se fait des cinés. Et là, on a prévu trois jours à Disney en amoureuses! On construit des souvenirs.
  • J’adore mon travail. Vraiment. Alors quand j’y suis, j’y suis à 200%. Je me fixe des objectifs, j’essaie de développer de chouettes relations avec mes collègues, d’être de bonne humeur autant que possible et de générer une atmosphère de groupe qui aide tout le monde à se sentir valorisé et heureux.
  • Ma passion? Ma passion c’est vous. Ce blog, c’est vraiment mon hobby à mille pourcents. J’entends beaucoup de gens dire qu’ils rêveraient de faire ceci ou cela. Que j’ai de la chance d’avoir le blog et la communauté qui va avec. Sans se donner les moyens, c’est impossible. Ce blog, c’est une activité absolument quotidienne qui me prend une bonne paire d’heures chaque jour de la semaine et souvent plus le weekend. J’ai envie de vous rencontrer? Je lance les Journées Imparfaites. Ca ajoute encore du temps mais fuck, c’est ça mon bonheur.

Alors oui, tout ça demande, quoiqu’on en pense, une certaine discipline et un peu d’organisation. Ca demande de prévoir. Ca demande que vos proches apprennent aussi à planifier avec vous. Mais c’est reposant une fois que c’est fait. Un couple d’amis à moi a une vie aussi remplie que la mienne avec plein d’activités et trois enfants, dont ma filleule. Chaque fois qu’on se voit, on fixe la date suivant un gros mois après. Et jamais RIEN, ni un event du tonnerre, ni un truc de boulot ne me fera déplacer ce rendez-vous. Parce que c’est ça qui compte.

Qu’est-ce qui me fait peur?

Autre question cruciale. C’est clairement le grand frein au bonheur.

La peur rend le loup plus grand qu’il n’est.

On a peur du jugement des autres, souvent. On se dit que si on consacre du temps ou de l’énergie à quelque chose qui n’intéresse pas les autres, on passera pour une folle. Bah peut-être. Mais ceux qui vous jugeront ne comptent pas. Seuls comptent ceux qui vous soutiennent. Et puis sinon, il y en a qui finiront par changer d’avis. Ne perdez jamais de vue que souvent les gens projettent sur vous leurs propres peurs et leurs propres freins. Vous vous lancez dans le piano? On vous prend pour une folle? Dites-vous que, peut-être, les gens qui vous jugent rêvent d’écrire ou de chanter. Votre courage les ramène à leurs propres peurs. Et ça, c’est LEUR problème.

On a peur de l’échec. Normal, on nous a inculqué que tout ce qui compte, c’est de réussir. J’ai raté des tas de choses. Tout le monde a raté des tas de choses. J’ai cru en ADNC du fond du coeur et ça a capoté pour des tas de raisons. Ca fait mal évidemment, quand on a cru très fort. J’ai intériorisé tout ça et intégré la leçon. J’ai appris plein de choses, obtenu un certificat de coach en image, appris comment marchait (ou ne marchait pas) une entreprise, j’ai osé quitter l’enseignement, j’ai appris à développer un projet, j’ai rencontré plein de gens. Bref, j’ai grandi. Il existe deux types de personnes : celles qui restent avec leur échec dans la gorge et celles qui voient ces moments comme un apprentissage. Choisis ton camp camarade.

La peur n’arrête pas la mort, elle arrête la vie

On a peur du changement. L’inertie, c’est confortable. Mais si quelque chose vous manque, le changement ne peut qu’être positif. Oui, c’est une épreuve de changer. Mais planifiez. Planifiez vous projette déjà une étape plus loin. Il faut bien commencer quelque part. Projetez-vous!

On a peur d’être désaimé. Très lié à la première peur. On a peur que les gens qu’on aime nous aiment moins. C’est souvent lié aussi à la peur de décevoir. Une seule chose compte ici : l’échange et la communication. Si vous vous ouvrez aux personnes qui vous aiment, pour peu qu’elles vous aiment en retour et je vous le souhaite, elles vous écouteront. Ayez confiance en eux. Vos doutes sont malheureusement une preuve du peu de confiance que vous mettez en leur amour! Alors ayez confiance. Vos compagnons, vos amis, vos enfants, vos frères, vos soeurs, vos parents ne souhaitent qu’une chose : votre bonheur. Alors PARLEZ.

Est-ce que je me laisse voir le bonheur?

Pas con hein? Tous les soirs, même quand je suis triste, même quand je suis de mauvais poil, je m’impose cette forme de gratitude que je vous partage souvent sur instagram. Je cherche la meilleure chose de ma journée. Et mon constat? Il y a TOUJOURS quelque chose de bon.

Sauf que, sans m’imposer cette réflexion, j’en serais toujours à déprimer parce que j’ai accroché ma voiture ou parce que j’ai reçu une facture moche.

J’aurais pu vous raconter comme j’ai mal aux hanches à en pleurer, comme j’ai enchaîné les tâches au travail ou comment mon plat de midi n’était pas top… Mais… Rien qu’aujourd’hui, j’ai eu la chance de :

  • manger un pain au chocolat apporté par une collègue pour son aniversaire
  • trouver une petite table basse à 16€
  • regarder un épisode de notre nouvelle série avec Lola
  • découvrir qu’au pire du pire, si on devait me mettre des hanches artificielles (ouais, je suis ENFIN allée chez le doc), maintenant on peut faire ça en ambulatoire et que ce n’est plus si lourd et que je n’aurais plus mal.
  • j’ai lu vos mots doux en “recommandations” sur le blog
  • vous êtes plus de 500 sur la newsletter
  • j’ai adoré la poire cuite au lait de coco de la recette de Geneviève (on en reparle)
  • je vous ai écrit
  • j’aime des gens. Plein. Fort.

Essayez : à force de chercher les chouettes choses, je vois de moins en moins les mauvaises.

Tu seras aussi heureux que tu décideras de l’être…

Et pour finir…

Pour finir je trouve que c’est déjà un très très long article pour un lundi soir (il est 23h39 à l’heure où je vous écris).

Se poser les bonnes questions, souvent, avec sérieux et en respirant l’air du bonheur, c’est crucial.

Bonne route!