Gros sujet hein, la confiance en soi?

Quand je demande de quoi vous aimeriez que je parle, ça revient toujours toujours toujours… Je pense que j’aurai beau écrire mille articles sur le sujet, vous en voudrez encore… Alors je continue… Parce que vous savez quoi? Ca me fait du bien à moi aussi!

La confiance en soi, un travail de longue haleine…

41 ans à courir derrière… C’est pas rien hein, 41 ans… et je la cherche encore.

On débute dans la vie avec les armes que nos géniteurs et éducateurs nous ont laissées. Et avec les failles aussi…

Pour ma part, la faille parentale était un gouffre. Et je sais, pour vous lire chaque jour, que c’est souvent là que ça commence. A tort ou à raison, à un instant T de l’enfance, on ne se sent pas aimé. Et cet instant-là conditionne tout le reste.

Il y a aussi celles et ceux qui, dans l’enfance, se sont sentis très (trop) aimés. “Le meilleur”, “La Première”… Ceux à qui on a fait croire que tout irait forcément sur des roulettes.

Mon observation m’a montré que, finalement, aucune voie n’est réellement bonne. En tant que parent, il faut savoir aussi accepter que peu importe notre bonne volonté, on aura foiré à un moment ou un autre sur ce point-là. Un peu, beaucoup, la vie nous le dira.

Mais quoiqu’il en soit, cette confiance qui est tout sauf acquise, est de toute façon mise à mal par la Vie tout simplement.

Et on lutte en cherchant cet élément qui, au fond, nous fait un peu défaut à tous…

Identifiez l’enfant…

Je vous promets que cette technique est sans conteste la plus efficace qu’il m’ait été donné de comprendre…

Dans chaque moment d’inconfort, de doute, recherchez l’enfant en vous qui souffre encore aujourd’hui.

Un exemple personnel : mon enfance a été construite sur la quête de l’affection parentale. Convenir, plaire, bien faire pour être aimée.

Quand je ressens une angoisse, un défaut de confiance en moi, croyez-le ou non, il remonte exactement à ce moment-là. Pas physiquement, ça c’est venu bien plus tard et j’en reparlerai. Mais le “bien faire” vient de là. Et bon sang, la petite Chrystelle qui sommeille encore, elle a du mal à entendre que non, je ne l’aimerai pas moins si elle foire un truc.

Parce que oui, ce n’est plus à ma famille d’aimer cette enfant. C’est à moi. A moi de lui faire comprendre qu’elle a droit à l’erreur. A moi de lui prouver que certaines personnes l’aiment même dans l’échec. A moi de lui apprendre à voir ce qu’elle vaut.

Mes doutes physiques remontent à plus tard. Au collège en fait. J’ai pris conscience que non, je n’étais pas la petite merveille que ma grand-mère voyait. On s’est moqué de mes vêtements. On s’est moqué de mon visage. On s’est moqué de mes bas (une éducatrice en plus, qui s’est moquée en plein milieu de la cour…, big up connasse : cet instant qui t’est sorti de la tête n’a JAMAIS quitté la mienne). Mon premier amoureux m’a ensuite trouvée “un peu grosse” alors que je faisais un 36 et 20h de danse par semaine. Jamais Jamais Jamais je n’avais pensé un instant à mes fesses avant ce jour-là. J’ai commencé à lutter, je n’ai jamais arrêté et j’ai fait beaucoup de mal à mon corps pour ces remarques idiotes.

Et vous savez quoi? C’est cette adolescente en moi qui rame encore aujourd’hui. La même. Ni plus ni moins.

Alors à vous… Quels sont ces enfants et adolescents coincés dans votre petit coeur de guimauve? Quel moment a induit ces peurs indestructibles?

Quand je dois aller à la plage, je me concentre sur cette ado de 15 ans. Je lui dis que cette éducatrice est une grosse débile. Je lui rappelle que son visage un peu lunaire, il a aussi son charme et qu’il a plu à des tas de gens. Puis je lui dis que cet amoureux était un peu con en fait. Jeune surtout. Maladroit aussi parce qu’il l’aimait.

Concentrez-vous sur cette part de vous non réparée. Prenez le temps.

C’est dur, je le sais. Surtout dans un moment intense où vous n’avez pas le temps d’intérioriser votre ressenti. Quand je peux me poser, inspirer, chercher. Je mets le doigt sur la panique qui m’envahit quand mon projet est critiqué, même pour son bien. C’est la gamine qui revenait de l’école et qui avait peur qu’on l’aime moins parce qu’elle avait eu un 7/10. La même. Dur hein?

Vous avez les mêmes enfants qui sommeillent, en étant pourtant très éveillés. Aux aguets. Ils attendent le moment de venir pointer le bout de leur nez pour enfin être entendus. Et la seule personne qui peut les entendre aujourd’hui, c’est vous.

Forcez-vous…

Je me force à vous partager des photos qui me sont dures à regarder. Oh je sais, elles n’ont RIEN de moche. Encore une fois, c’est la gamine en moi qui a compris à 15 ans qu’on était supposées ressembler à des nanas de magazines qui parle. Alors je me place à ma place d’adulte et je regarde ces photos avec mon âme d’adulte et je dis à cette gosse : tu vois, ce corps, tu ne l’aimais pas avec 15 kilos de moins déjà. Et pourtant, il en a fait de la route. Bien plus que tu ne l’aurais jamais cru. Alors ce corps, respecte-le pour ça. 

Et je me force à le prendre en photo, à le regarder et à l’accepter. Et je m’y fais.

Je me force à regarder au-dedans de moi quand je flippe. Souvent trop tard hein, je vous le concède. C’est bien après avoir mal pris une critique que je pige d’où ça vient, ce sentiment de douleur intense parce que le titre de mon papier est mal centré (j’exagère à peine). Mais à force de le faire, je me surprends, dans mes bons jours, à anticiper cette sensation et à la remettre à sa place. Tout va très vite dans nos vies et on a souvent trop peu de temps pour identifier le problème. Mais prenons-le bordel!

Partagez… Parlez… Comprenez…

Vous savez, quand vous m’envoyez tous ces mots doux, ces mercis pour le blog, pour instagram ou Facebook, pour cette vie que je partage, à chaque fois, je me dis que la première à bénéficier de ces partages, c’est moi.

Plus je vous parle, plus je pose des mots sur VOS douleurs et plus je traite les miennes.

Nous sommes plus de 21.000 sur facebook. Plus de 13.000 sur instagram. Et on est TOUTES pareilles. On mène toutes (et tous) la même quête.

Et je suis convaincues que nos échanges sont la clé.

Si vous en avez le coeur, le courage ou l’envie, parlez-nous de vos enfants intérieurs. Présentez-les-nous. Ou présentez-les à vos proches.

Parler, échanger, comprendre, c’est ça la clé. Y en a pas d’autre!

 

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