Bon, parlons peu parlons bien, après un petit passage à l’hôpital, le verdict est tombé : je mange mal, je bois mal, et tout ça a fini par avoir des incidences douloureuses. Me voici donc, à 42 ans, obligée de (ré)apprendre à manger.

Je vous en ai déjà parlé dans un autre article, je fais dans l’hyperphagie. Soit. Non seulement j’ai donc gagné 20 kilos, une arthrose affreuse, mais depuis peu, de vrais problèmes d’estomac, des carences assez importantes dans tout un tas de trucs (dont tout ce qui aide à une bonne masse osseuse) et, histoire d’arranger la sauce, des traces d’ostéoporose (tant qu’à faire) et du cholestérol (c’est la fête du slip).

Je vais donc vous présenter les deux outils que j’utilise depuis quelques temps.

Prise de conscience un peu méchante

En fait, je n’ai lu dans ces résultats que “des trucs de vieux”, mais un peu tôt. Un peu tôt à cause de moi, hein, faut arrêter de se mentir.

Alors bon voilà, les vitamines et compléments sont devenus mes nouveaux amis (Zinc, B5, C, D et je t’en passe) mais il faut aussi que je réapprenne à manger des trucs qui m’apporteront tout cela.

Je me retrouve tout à coup vidée de toute énergie (puisque j’allais en partie la chercher dans des sortes de shoots de calories ultra puissants et dans la caféine à haute dose que j’ingurgitais). Bref, me voici comme un bébé qui réapprend à tenir sa cuiller et à comprendre son corps.

L’échelle de la faim…

C’est le truc, actuellement, qui m’aide le plus. Je travaille à comprendre l’échelle de la faim et à rester aux bons endroits sur cette échelle.

Je t’explique :

  1. Tu as tellement faim que tu mangerais même quelque chose que tu détestes
  2. Tu ne peux plus ignorer ta faim, ton estomac est douloureux et tout ce que tu vois te fait envie
  3. Ton estomac gargouille et tu commences à avoir des crampes
  4. Tu commences à avoir faim et à penser à manger
  5. Tu n’as pas faim
  6. Tu es bien, tu es satisfait mais tu pourrais manger encore
  7. Tu es totalement satisfait, ta faim est partie et tu n’auras pas besoin de manger avant quelques heures
  8. Tu es full et tu ne pourrais plus rien avaler
  9. Tu as trop mangé et te sens un peu mal
  10. Tu as trop mangé et il se peut que tu sois malade

En fait, en principe, on ne devrait jamais osciller qu’entre le 4 et le7…

C’est à dire qu’on ne devrait jamais aller jusqu’au “trop mangé” ni au “je vais mourir de faim”.

Et là, prise de conscience : ça oblige forcément à manger régulièrement (bien plus que je ne le fais) et à s’arrêter de manger bien avant la sensation de “full”.

Je ne sais pas si cette échelle vous parle, mais à moi, vraiment très fort. A la moindre sensation de faim, j’essaie de manger un petit quelque chose, même léger, un fruit, quelques fruits secs, un yaourt. Mais je ne me laisse plus ressentir une faim intolérable ni, surtout, me sentir ultra remplie à la fin du repas de midi par exemple.

Différencier “bien manger” et “manger des émotions”

C’est le second outil. En cas de “faim” ou d'”envie”, je suis ce petit parcours :

  1. Je m’arrête de faire ce que je fais et je me pose la vraie question “ok, ai-je vraiment FAIM ?”
  2. Si je ne suis pas sûre, je change d’activité pour une activité moins stressante (ex. J’arrête de faire un plan financier pour écrire plutôt un article pour un client). 10 minutes après, je me repose la question. Parfois, il s’avère que je n’avais pas faim, j’étais juste stressée par mon activité et c’est la solution que mon corps exprime pour évacuer le stress.
  3. Si j’ai faim, je mange avant d’aller trop loin dans l’échelle de la faim.
  4. Si l’envie persiste, j’essaie de trouver ce qui ne va vraiment pas : ai-je besoin de me réconforter ? Si oui, comment puis-je le faire autrement qu’en mangeant ? Un tour dehors ? Une pause papote avec une collègue ? Quelques minutes de jeux sur mon téléphone ?

Ce sera lent, naturellement…

Mais les signes ont été suffisamment nombreux et forts ce coup-ci pour que je perde ces kilos que mon corps ne supporte clairement pas et pour que j’arrête de me faire du tort.

Ces deux petits outils m’aident pas mal ces dernières semaines. Et j’ai décidé que ça allait aller. Parce que bon, je suis quand même le chef de mon moi-même non ?

Et toi, c’est quoi ton truc ?