Vous avez déjà constaté que parfois, on a du mal à se comprendre les uns les autres?

Je me suis retrouvée récemment très en colère pour un truc, face à une autre personne très en colère. Quand tout est retombé, j’ai pris du recul et analysé la chose.

Je fais souvent ça. Je me pose et je retourne le truc. J’essaie de lire entre les lignes des non-dits.

Et la plupart du temps, je réalise que ce ne sont pas des colères qui s’affrontent mais des peurs.

Ces peurs qui nous gouvernent…

Les peurs, on les construit enfant et on les garde pour toujours. Peur d’être seul, peur d’être pauvre, peur de ne pas être aimé, peur du jugement, peur du rejet, peur de ne pas être reconnu, peur de ne pas réussir et j’en passe…

A ces peurs d’enfant s’ajoutent celles qu’on développe quand on est confrontés au monde réel des adultes. Un peu trop froid, un peu trop dur, un peu trop usant…

Parfois je pense que le seul monstre, c’est moi

Et on devient porteurs de bombes.

On se promène avec ces trucs dangereux en nous, qui prennent le dessus dès qu’on y touche.

Qu’une personne ose s’en approcher et hop, on explose façon danger public…

Ces peurs qu’on n’entend pas…

Pire que tout, quand la peur qu’on porte n’est pas reconnue, pas entendue, elle prend une ampleur démesurée.

On perd le contrôle et on dit et on fait n’importe quoi.

Parce que bien entendu, nos peurs nous sont propres et sont incompréhensibles pour les autres tant qu’on ne les leur explique pas.

Peur : Fausse preuve semblant réelle…

Les peurs des autres…

Alors imaginez une seconde que deux peurs s’affrontent. Deux peurs ancrées profond.

Ca peut vite faire des dégâts…

Comment éteindre les flammes alors?

Ben oui, parce que c’est bien joli d’identifier quelle peur parle en nous, mais si on n’y fait rien, la terre brûle.

Déjà, ne perdons pas de vue que c’est cette terre qui nous permet de pousser… Alors essayons d’abord d’y jeter un peu d’eau, de rappeler à l’autre que, derrière sa peur et la nôtre, il reste toujours tout le reste : de la terre fertile, des liens, des semailles.

“Derrière ma peur, je t’aime quand même”.

C’est peu de choses mais c’est beaucoup aussi.

Si la peur de l’autre est plus forte que la foi qu’il/elle a en vous, évidemment, ça prendra du temps. Tout le monde n’a pas forcément pris le temps d’essayer de piger ce qui se passe dans son for intérieur.

Mais si chacun y met du sien, si chacun essaie de comprendre la peur qui dort dans le corps de l’autre, les deux peuvent se libérer ENSEMBLE.

 

Nos peurs sont nos prisons. Ouvrons les portes des uns et des autres. Et respirons l’air frais de la CONFIANCE.