Quand on vous dit qu’être artiste en Belgique, c’est dur dur, on en a encore une preuve aujourd’hui…

La dernière fois que j’ai vu mon amie Louise Kopij, elle avait le moral dans les baskets.

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Alors vous connaissez tous et toutes ses bijoux formidables qui font franchement fureur depuis quelques temps.

Louise Kopij

Pas mal d’entre vous se sont même mis en tête qu’une nana comme elle roulait sur l’or. Or pas du tout. Louise crée toute l’année, depuis des années, elle travaille chez elle comme un petit lutin. Elle embauche aussi régulièrement des gens en respectant toutes les lois sociales belges.

Elle fait donc tourner l’économie et est créatrice d’emplois en plus de bijoux.

Sauf que, pour pouvoir payer ses employés, elle s’est souvent très peu payée elle-même. Au point que récemment, elle a appris que se payer si peu lui avait fait perdre ses droits sociaux.

Elle qui se préparait à fonder une petite famille maintenant qu’elle commence à voir le bout du tunnel professionnel et que ça tourne enfin bien, elle a appris qu’elle n’aurait aucune aide sociale en cas de maternité.

Et pendant ce temps là, elle lançait sa collection enfant...

Et pendant ce temps là, elle lançait sa collection enfant…

Elle n’est reconnue ni artiste (les bijoux, ma brave dame, c’est pas de l’art), ni active (tu penses, elle n’a que 34 points de vente…).

” Honnêtement je ne pense pas que compter sur les aides de l’état soit un projet de vie. Mais prendre autant d’argent ( 50 % sur les salaires, et 21% de TVA sur toutes les pièces qui sortent de l’atelier… faites le calcul, il ne reste pas grand chose à manger à la personne de bonne volonté qui cherche à enrichir l’économie)… Je me serais payé des salaires avec plaisir mais vis à vis des charges sociales actuelles, c’était tout bonnement impossible. Et créer des emplois me semblait plutôt intéressant comme idée.”, dit-elle.

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“Honnêtement, on m’avait prévenue que ce sont le charges sur les salaires qui ouvrent les droits sociaux belges, mais personne ne m’avait dit que j’allais perdre mes droits en payant ceux des autres, et pendant que je gère une mini entreprise qui est donc bel et bien dans un vide juridique dans la législation belge du travail, on me demandait en plus de chercher un emploi (parce que créer le sien et pleins d’autres et bien ça ne rentre pas dans les cases …) Je sais que ce cas est compliqué et ennuyeux, mais voilà, je me demandais pour les suivants et suivantes à lancer une activité, si un jour il y aurait un cadre législatif qui reconnait l’administration d’une activité smart comme une activité professionnelle. Je sais que les charges sur les salaires sont très importantes pour l’économie belge, mais pourrait-on partir des besoins des entrepreneurs pour créer leurs cadres juridiques au lieu de faire le travail inverse?”

“Pourquoi pas un statut d’aspirant indépendant, sans aucune aide de l’état, et qui laisse à cette personne les sous qu’elle génère jusqu’à 900 euros de bénéfice par mois? et après ce palier, hop on passe à l’impôt et à la tva? Cette idée vous semble-t-elle réaliste?”

Comme vous le voyez, Louise est encore loin de se plaindre et cherche encore une solution pour les suivants plutôt que pour elle-même.

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Et après avoir eu un peu honte que mon pays n’ait pas pensé à un problème comme celui-là, je me suis dit que c’était un message à faire tourner un maximum. Parce que nous savons tous que l’on ne fait changer les choses qu’en les mettant en lumière. Alors faisons tourner cette info, cette demande, pour que la prochaine Louise n’ait pas à reculer devant l’idée de faire un petit bébé luciole, elle qui illumine tous les enfants qui portent ses créations.

PS : La collection Little Big Princess est ici. Et tout le reste est là…
S
i vous avez des idées pour faire parler d’un tel cas, vous pouvez joindre Louise sur son Facebook.

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