C’est un sujet qui vous touche et dans lequel, loin s’en faut, je ne suis pas experte (je me suis quand même débrouillée pour sortir – et vivre – avec un homme pendant presque 6 ans sans entrevoir sa mère, avouez que j’assure).

Cependant, vous êtes nombreuses à remettre cette suggestion sur le tapis (tiens, je vais en profiter pour rappeler que tapis-plain s’écrit avec un A. C’est pas un tapis bourré, les gars. Non, c’est pas…). Du coup, vous m’avez eue à l’usure et je vais vous parler des belles-mères.

1. La bien.

Elle est rare et quand on en tient une, en général, son fils est un con, allez comprendre. La bien ne se mêle pas de ta poudre à lessiver, n’estime pas que tu lui piques son petiot, ne te donne pas des cours d’éducation parentale, n’en sait pas plus que toi sur tout. Enfin si, elle en sait plus mais elle a le mérite d’attendre que tu lui demandes de l’aide avant de te faire remarquer que tu as besoin d’elle. Si tu romps avec son gamin, elle essaie de comprendre et elle ne prend pas parti. (Je ne serai pas de cette race : celui qui quittera ma fille sera un petit connard auquel j’arracherai les dents une à une, qu’on soit bien clairs…) Bref, c’est une nana bien.

On la trouve : excellente question. En général, quand tu en as une, on la trouve sur ta photo de profil à tes côtés. Cela dit, trop de perfection dans ce domaine reste douteux…

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2. La je-sais-tout.

Tu la vois arriver et tu as déjà envie qu’elle se casse. Après trois pas, elle t’a déjà dit 4 fois qu’on voit bien que tu travailles beaucoup parce que tu n’as de toute évidence pas le temps de prendre les poussières.

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Si tu l’écoutes, elle a tout fait et tout vécu et ELLE, elle a pu être mère, amante, amie et femme parfaite (celle qui est une connasse, tu sais?) durant toute sa vie. La plupart de ses phrases commence par “tu devrais” ou “tu ne devrais pas”.

On la trouve : à foison. C’est l’espèce la plus courante.

On lutte : on lui rappelle aimablement qu’on est adulte. On peut aussi lui rétorquer un souriant “je suis certaine que vous n’avez pas atteint cette perfection sans avoir échoué dans de nombreux domaines vous aussi. Je vais donc faire mes propres expériences puisque c’est ce qui fait évoluer.” Elle ne saura pas si elle doit être flattée ou si vous vous foutez ouvertement de sa brave poire. Et ne pas savoir, c’est agaçant.

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3. La mère-poule.

A mes yeux, c’est la pire. Vous ne serez jamais assez bien pour la merveille qu’elle a mise au monde et elle ne se gênera pas pour vous le faire remarquer chaque jour. Elle appelle pour un oui, pour un non, pour un peut-être et même pour dire bonne nuit. Si elle pouvait, elle viendrait border son bébé d’amour tous les soirs et vous avec par la même occasion. Elle l’embrasse 300 fois, lui recoiffe les cheveux de la main et c’est tout juste si elle ne lui essuie pas le coin de la bouche à la fin du repas.

Du coup, forcément, vous ne cuisinez pas assez bien pour son petit, vous ne repassez pas assez bien ses chemises, vous ne prenez pas suffisamment soin de sa santé, et j’en passe. En gros, elle aimerait que vous la remplaciez à la perfection tout en vous détestant de lui avoir volé son poussin.

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On la trouve : auprès de tout homme qui vit chez ses parents après 25 ans.

On lutte : difficilement parce que souvent, Chéri adule sa mère poule même si elle lui fait lever les yeux au ciel de temps en temps. Il “n’a pas besoin d’une mère” mais il aimerait quand même que vous lui fassiez ses tartines. Seule solution? Réellement bien marquer la différence entre elle et vous dès le départ. Non, vous ne lui moucherez pas le nez, non, vous ne le borderez pas au moindre rhume, non, ce n’est pas tous les jours à vous de lui faire le repas tous les soirs puisque sa mère, si merveilleuse, l’a obligeamment équipé de deux bras.

En gros…

En gros, la belle-mère, c’est souvent une rivale qui s’ignore. Elle a été la femme de sa vie si longtemps qu’elle a souvent bien du mal à digérer l’idée qu’une autre prenne ce nom.

Vous me connaissez, je suis assez pour l’empathie donc je vous conseille de vous imaginer un jour élevant un petit garçon, le berçant, ramassant son vomi (et oui…), soignant ses plaies, lui mitonnant des petits plats, pendant des années. Et un jour, ce petit garçon s’en va. Il est presque normal (bien que très con, c’est évident) de devenir un peu stupide ce jour-là. Si vous arrivez à garder cette maman en tête, peut-être arriverez-vous à tolérer un peu les éclats de belle-maman : après tout, elle ne fait que regretter une époque qui s’est envolée.

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