Ces derniers mois, je fais le constat que la critique est de plus en plus présente sur mes réseaux. D’aucun diront que c’est la rançon de la gloire (haha), moi, je ne vous cache pas que ça m’interpelle vachement.

J’ai donc voulu revenir sur le sujet et vous livrer le fruit de ma réflexion.

La critique permanente

Le propos central de mon blog, c’est la bienveillance et le droit à l’imperfection. Je milite à ma façon pour un monde où les gens seraient plus positifs les uns avec les autres. Je crois fermement que toutes les tares du monde trouveraient une résolution dans plus de douceur.

Je vous donne un exemple : les végétariens et leur conviction que le monde serait meilleur si personne ne mangeait de viande. Ma soeur est végétarienne. Elle vit ça sans le moindre jugement des autres. Par contre, elle a le don pour préparer des plats super bons et super simples sans viande. Elle me les fait goûter et, petit à petit, l’idée fait son chemin dans ma tête. Elle apporte son idée de façon positive, en apportant de la joie autour d’elle. Ca, pour moi, c’est l’effet magique de la bienveillance : toute idéologie pourrait faire son chemin dans la bienveillance vis à vis de l’Autre.

Pourtant, au contraire de cette attitude, qui pourtant me paraît on ne peut plus logique, bon nombre de gens semblent ressentir le besoin de s’exprimer dans la haine et l’agressivité. Loin de m’atteindre ou de me blesser, ça me laisse perplexe. Je ne comprends pas COMMENT on peut espérer défendre une idée en bouffant le nez de quelqu’un.

La critique est là tout le temps, pour tout. Je parle d’un produit qui n’est pas bio, c’est mal. Je parle d’un produit bio mais pas vegan, c’est mal. Je parle d’un produit vegan dans un flacon qui n’est pas bio, c’est mal. Je parle avec humour d’un sujet aussi anodin que l’emballage compliqué d’un petit fromage, c’est mal. Je mange un truc gras, c’est mal. Je conseille une série où on tue des gens, c’est mal. Je n’ai pas encore laissé sortir mon chaton, c’est mal. Je bois un jus d’orange pressé dans un gobelet en plastique distribué par la magasin où je me suis arrêtée, c’est mal.

Et tout cela vient, souvent, de gens qui me suivent et n’ont jamais commenté précédemment. Les bios ne commentent pas les articles qui parlent de produits bios, les vegans ne commentent pas ceux qui parlent de produits vegans etc etc. Ces articles qui les intéressent, ils les lisent, mais ne commentent pas. Ils ne prennent soin de commenter QUE pour se plaindre ou critiquer.

Le fond de ma pensée

C’est ici que je vous livre ma réflexion. Non, je ne prends pas mal ces agressions verbales. Par contre, je trouve ce comportement très interpellant.

Mettez-vous deux secondes à la place de ces personnes. Elles sont abonnées à une page Facebook et la seule fois qu’elles prennent la parole, c’est pour délivrer une négativité plutôt agressive.

Que faut-il affronter dans la vie pour n’avoir que ça à délivrer au monde ?

Une personne convaincue et bien dans sa peau aura l’attitude positive et délivrera son message sans mordre : elle suggérera des solutions, des idées, des alternatives. Seule une personne mal dans sa peau ressent le besoin d’exprimer son opinion avec un ton si négatif.

Et là, je me dis que ces personnes sont plutôt nombreuses et, vu le temps qu’elles dépensent à répondre à certaines de mes lectrices qui tentent de les ramener à la raison, elles semblent également drôlement désoeuvrées puisque, si mes lectrices ne déposent qu’une seule réponse, les autres sont prêtes à répondre et mordre durant parfois plusieurs heures.

Alors je sais bien que ça n’aura pas une utilité intense, mais je tenais quand même à leur transmettre un petit message…

Avant de délivrer un message haineux…

Je souhaiterais dire à ces gens qu’avant de déposer leur message, il me semble réellement utile et bénéfique pour elles de se livrer à quelques réflexions.

En premier, leur message est-il vrai ? Très régulièrement, les messages sont infondés et totalement hors contexte. On porte un jugement sur mon écrit en débarquant sur mon blog sans même le connaître. Par exemple en disant que je suis une bécasse uniquement préoccupée par le maquillage. Les lectrices fidèles savent parfaitement que c’est un de mes intérêts mais certainement pas le principal. Je ne cherche plus à répondre à ce genre de message : c’est tellement mal me connaître que j’en déduis simplement qu’il s’agissait d’une personne qui avait un besoin impérieux de passer ses nerfs sur quelqu’un.

Ensuite, leur message est-il utile ? Avant de déposer un message, si tant est que le but est réellement de faire grandir une opinion et de la répandre, le message, formulé sur ce ton, va-t-il réellement apporter de l’eau au moulin de leur cause ou, au contraire, va-t-il les desservir ?

Inspirer les autres ne se fait pas via la critique…

Enfin, et c’est le plus important, leur message va-t-il les faire grandir ? Est-ce que ce message va leur apporter quelque chose de positif ? Ou va-t-il entretenir en elles une culture de la haine grandissante qui va se répandre dans leur vie ? Parce que cette attitude haineuse se répand partout. On entretient son énervement, sa colère, sa haine de l’autre et, comme la vie est bien faite, on reçoit en retour plus d’énervement, de colère et de haine.

Les beaux esprits inspirent les autres…

Le mot de la fin

Il est fort simple : ça ne me dérange pas du tout que vous ayez un besoin de déposer votre haine sur ma page mais je ne souhaite pas que le monde baigne là-dedans. Je reçois énormément d’amour et d’attention de la part de mes fidèles lectrices, de mes amis et mon univers et je vous souhaite sincèrement d’en recevoir autant. Mais je crains que cette attitude ne vous y amène pas et je le regrette.

Je crois fermement qu’aucune cause ne vaut la haine et surtout, je crois que personne ne mérite de vivre rempli de ce sentiment.