Ca y est les enfants, après des mois d’attente, je peux enfin vous parler d’Invisalign, mon nouvel appareil dentaire!

Mais t’as pas besoin d’un appareil enfin!

Alors déjà, si. Parce que j’ai des migraines abominables et que les médecins concluent toujours que sans traiter “mon occlusion dentaire”, il n’y a aucun traitement qui sera efficace.

Ensuite parce que si, j’ai quand même de quoi redresser!

Vas-y, dis-moi encore que j’ai les dents droites ^^

Ne pensez pas que j’adore cette photo. Mais je vis avec ces dents depuis toujours et ça m’allait plus ou moins. Sans les migraines, je restais comme ça.

Mais pour corriger mon occlusion, malheureusement, il fallait aussi corriger le haut (qui était raisonnablement droit cela dit) et faire bouger mes dents du haut pour qu’elles correspondent mieux à celles du bas sur la fin.

Invisalign, c’est quoi?

Je voulais l’appareil le plus discret possible. L’air de rien, je travaille quand même dans un domaine esthétique et, bien que je pense être capable d’assumer des rails, j’ai opté pour la discrétion d’un invisalign.

Le principe? On pose des taquets blancs sur les principales dents à faire bouger et, après avoir établi un protocole complet évolutif, on réalise autant de gouttières transparentes que nécessaire et on les clipse les unes après les autres durant tout le traitement.

La procédure…

Elle est très longue. Le premier rendez-vous remonte à de nombreux mois (on était encore en 2016). Mon orthodontiste m’a tout expliqué, m’a donné un tarif approximatif (5000€ tout compris) et m’a laissée réfléchir.

Le second rendez-vous en mai de cette année a consisté en la réalisation de plusieurs types d’empreintes ultra précises et de radiographies. J’ai déjà dû payer une partie du traitement par avance.

Le troisième rendez-vous en juillet a servi à me montrer les différents protocoles proposés par les laboratoires américains qui développent les programmes et les gouttières. J’ai pu voir mes dents en 3D et leur évolution gouttière après gouttière. J’ai dû valider le traitement. C’est à ce moment que la durée de six petits mois m’a été annoncée. J’étais ravie. Six mois, c’est si peu sur une vie. J’ai payé une seconde partie du traitement.

Le quatrième rendez-vous, en ce mois de septembre, était l’instant crucial : la pose. Pour gagner de la place pour permettre à mes dents de bouger, il a fallu striper mes dents, à savoir les LIMER. (Oui, horreur, malheur). 7 espaces de 0,5mm ont été limés entre mes dents du bas, à la force du bras de mon orthodontiste qui en a eu des cloches (et ce n’est pas une blague). 3 espaces de 0,2mm ont été créés entre mes dents du haut. La douleur sur le moment est tout à fait supportable. Les lendemains sont plus durs : une vraie sensation d’avoir pris des coups dans la mâchoire. Cela dit, encore une fois,  c’est supportable.

Voici les espaces créés :

Je vous jure que vous montrer cette photo me coûte mais si je veux tout vous expliquer, c’est le mieux que je puisse faire…

Ensuite, on colle des taquets blancs sur les dents qui doivent fixer les gouttières et supporter la pression. On les voit à peine sans l’appareil. Ici, sur la photo, j’en ai sur toutes les dents du haut ou presque et sur 4 dents du bas. Et vous ne pouvez que les devinez.

Le quotidien

Là, on monte d’un cran dans la difficulté. Les gouttières sont portées durant deux semaines avant d’être changées. On ne peut ni manger ni boire autre chose que de l’eau lorsqu’on les porte. Cela signifie donc qu’il faut les ôter avant de manger, que la nourriture se coince dans les taquets (charme et élégance), qu’ensuite il faut se brosser les dents et replacer les gouttières.

Pouvoir les enlever, c’est chouette. Devoir les remettre, ça l’est moins. Les remettre, ça fait mal. Pas atrocement, mais quand même. D’ailleurs, les enlever demande une certaine dextérité et fait mal aussi.

Cela demande donc de l’organisation et de la réflexion.

Je zozote quand même pas mal et l’intérieur de ma bouche est blessé par les bords des gouttières et les taquets du haut essentiellement.

On ne peut donc pas dire que c’est totalement invisible. Ca l’est beaucoup plus sur les personnes qui n’ont pas besoin de taquets sur les dents de devant. Les taquets se voient beaucoup plus avec la gouttière que sans puisqu’elle les fait briller.

La douleur

… est totalement supportable. Oui, les taquets dérangent. Oui, la langue s’abîme et les joues tout autant. Mais ça va. Niveau douleur, je trouve cela totalement dérisoire en comparaison de l’espoir de ne plus avoir de migraines.

MAIS c’est agaçant. Epuisant. On ressent la gêne constamment puisque les gouttières englobent totalement les dents. Cela prend pas mal de place.

Bien entendu, je vous dis tout ça seulement quelques jours après la pose. Sans doute vais-je m’y faire. Je ne manquerai pas de vous raconter de toute façon.

Vous pouvez m’entendre zozoter sur Instagram régulièrement dans mes stories au pire ^^.

J’ai trouvé toutes les infos sur la technique Invisalign sur leur site et mon orthodontiste est Madame Massar à Fléron. 

Quelques avant-après qui m’ont motivée :

Honnêtement, ça vaut vraiment la peine non?