Vendredi, mon amoureux, ma sœurette et moi, dans un élan de “pfff, non, on ne sort pas ce soir, on se la fait cool”, on décide d’aller se faire un ciné.

Un petit tour sur le site du Kinepolis m’apprend qu’Elysium est le dernier film de Neill Blomkamp, le réalisateur d’un film que j’avais classé d’emblée dans mon top 10 des meilleurs films de science-fiction des 10 dernières années : District 9. Il racontait le sort peu enviable d’extraterrestres gentils mais “différents” débarqués par erreur sur terre et parqués dans des camps insalubres pendant des années. Le type de film qui te fait sortir de la salle avec un méchant sentiment de culpabilité devant ton inaction envers le monde cruel dans lequel tu te laisses vivre.

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Vus comme ça, je vous concède qu’ils sont dégueulasses. Ma main au feu qu’à la fin du film vous en adoptez un.

Donc, c’était, à mes yeux, une garantie de très bon moment ou de déception extrême.

Autant vous dire que j’en suis sortie à la fois ravie, honteuse, peinée, et toutes sortes de sentiments aussi contradictoires les uns que les autres.

Elysium nous projette dans un avenir pas top top où les humains les plus riches sont partis squatter une sorte de vaisseau-Terre Parfaite, laissant là les plus pauvres qui n’ont plus qu’à s’entretuer pour le peu de ressources restantes dans un monde surpeuplé.

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Les Elysiens vivent dans une éternelle pub Ricoré et semblent immortels puisqu’ils possèdent tous une Netbox, une boite qui permet de guérir la pire des blessures ou maladies existantes. Ils ne descendent sur Terre que s’ils y dirigent l’une ou l’autre entreprise.

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Le héros sera donc Max, alias Matt Damon (qui arrive à nous faire croire qu’il n’est pas trop trop moche alors qu’en fait ce type est plus proche de la pub cochonou que de la couverture de Men’s Health), un Terrien pas toujours honnête, qui vient de se faire irradier mortellement par une des machines sur lesquelles il travaillait dans des conditions absolument intolérables. Son seul salut réside dans le fait de se procurer un billet pour une des navettes illégales menant sur Elysium et une de ses Netbox miraculeuses. Pour cela, il lui faudra accepter des sacrifices et faire des choix pour le moins cornéliens. (Choix cornélien, définition : choix quasi impossible. Exemple : tu préfèrerais avoir, toute ta vie, des bras en viande hachée ou, toute ta vie, être accompagné par 33 canards où que tu ailles? Pour le héros, c’est pareil, en moins rigolo quand même)

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L’avis de la rédaction…

Malgré quelques bémols légers légers, c’est un film à voir absolument. Les minutes passent à une vitesse hallucinante et la tension grimpe tellement qu’on en oublie de boire son coca (light).

Les méchants sont très très méchants, peut-être un peu trop pour être crédibles, surtout quand la méchanceté leur va aussi mal qu’à Jodie Foster, ZE grande politicienne hyper agressive et pas du tout politiquement correcte “Tuez-moi ces pauvres”.

Ok, elle a un peu l'air sortie de Star Trek.  Et là, c'est le moment où elle balance le VRAI méchant, Kruger, comme Freddy.

Ok, elle a un peu l’air sortie de Star Trek.
Et là, c’est le moment où elle balance le VRAI méchant, Kruger, comme Freddy.

Le méchant à la palme, c’est Kruger, sans qui le film perdrait un peu de son charme puisqu’on a toujours besoin d’un vrai psychopathe et que lui, vraiment, dans les films de Blomkamp, c’est vraiment un connard. C’est aussi lui, l’enflure de District 9 qui finit tout bien puni d’avoir été méchant.
Certes, on ne comprend pas bien pourquoi il a toute cette haine en lui, mais c’est pas vraiment le genre de type auquel tu proposes un “Tu veux qu’on en parle?”.

Le méchant que rien n'arrête...

Le méchant que rien n’arrête…

Dans tout ça, j’ai presque l’air de ne pas avoir aimé, vous me direz. Que nenni, là, je vous expose mes petits points négatifs. Parce que niveau empathie, je ne vous ai pas parlé des personnages qui font battre le petit cœur de tout un chacun… à savoir, la gentille infirmière dont la fille agonise d’une leucémie et qui n’aurait besoin que d’une Netbox, elle aussi (tu le sens venir, le choix cornélien?). Mais j’en dis trop, il vaut mieux que je m’arrête.

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Bref, oui, Elysium est manichéen comme un Disney, violent (bien qu’enfants admis…) et pas toujours très original au niveau du scénario, mais il permet quand même de se poser deux trois questions, de rester scotché(e) pendant toute sa durée et il provoque à merveille un bouleversement qui ne vous permet pas de vous endormir malgré la semaine corsée que vous venez de vivre.

Autant Gab que moi avons fini en larmes (et c’est pas peu dire, il faudra d’ailleurs qu’on vous fasse un petit article sur notre mascara waterproof que c’est trop d’la balle) au point qu’on retenait péniblement nos bouhouhouuuuuuuuuu sanglotants. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le but est atteint : identification, empathie, autre monde. Pendant 1h et des grosses poussières, on a oublié que notre mission n’était pas de sauver le monde.

En vrai, c'était du popcorn. Comme quoi des fois, on vous ment.

En vrai, c’était du popcorn. Comme quoi des fois, on vous ment.

 

Allez, filez le voir, faites vos devoirs…

Merci de nous lire,

 

Love Peace Flex,

 

Chrys