Homme ou femme, on s’est tous retrouvé un jour devant ce cas foireux : vous venez de vous rencontrer, il (je vais parler en tant que nana mais tout fonctionnera au masculin aussi), donc il ne vous plaît pas, mais il est gentil. Vous savez que ça ne marchera pas, mais vous ne savez pas comment le lui dire.

Ce qu’il ne faut pas faire…

(Mais qu’on est tentée de faire)

  1. L’absence totale de nouvelle… : la disparition totale des réseaux, des sms, voire de la respiration, c’est mal. C’est tentant, facile, rapide, mais mal. On SAIT que l’autre attend des nouvelles. On le sait parfaitement. On sait aussi que passer de 40 messages à la journée à rien est limpide. Sauf que ne pas expliquer, c’est le mauvais plan…
  2. Essayer quand même : je ne dis pas, si vous avez la trouille d’un truc, consultez un psy, mais a priori, vous n’êtes pas prête et ça vaut la peine de le lui dire. Mais si vous ressentez quelque chose de rédhibitoire, vous forcer malgré tout pour “faire plaisir”, c’est entretenir inutilement un sentiment et le laisser s’amplifier pour rien. Donc on abrège les souffrances, qui seront moindres au plus tôt ça se passe.
  3. “Je pars au bout du monde” : vous n’êtes pas Chandler, que je sache. Et l’autre n’est pas Janice. Mentir est un mauvais plan, qui finit toujours par se savoir.
  4. La mort lente : variante du 1, il s’agit de laisser mourir lentement la relation pendant des jours, voire des semaines, en répondant quand même, mais de moins en moins… On finit forcément par recevoir des demandes d’explications pénibles qu’on aurait pu donner dès le début histoire de tordre le cou plus tôt à ces moments tout pourris.

Pourquoi on a cette trouille?

Il vaut mieux être claire et franche tout simplement.

Oh je ne jette pas la pierre à celles et ceux qui n’en ont pas le courage, j’ai toujours eu du mal à trancher dans le vif. Mais c’est le moment ou jamais de se poser la bonne question les copains : pourquoi cette peur?

Parce que ne nous mentons pas : nous savons tous qu’après deux ou trois rencards, on ne va pas détruire la personne à qui l’on dit qu’on préfère en rester là, ou c’est se donner une importance démesurée. D’ailleurs, si quelqu’un tombait en profonde dépression parce qu’on lui signifie qu’il/elle n’est pas LA bonne personne après deux ou trois rencontres, il ne faudrait pas s’en sentir responsable : c’est cette personne qui a un souci à régler avec elle-même dans ce cas.

Donc que cherche-t-on à fuir en évitant l’honnêteté?

On fuit la petite déception que l’on va provoquer. Pourquoi fuit-on cette déception? Tout simplement parce qu’on refuse d’assumer notre rôle d’élément déclenchant une déception parce que cela nous renvoie une image négative de NOUS. Ce n’est donc pas du tout l’autre que l’on protège, mais encore une fois soi-même…

(Ouais, je sais, moi aussi, ça me fait mal au bide de l’admettre hein…)

Donc que faire?

Un simple “Ecoute, je suis désolée mais je ne ressens pas de déclic. Je t’apprécie beaucoup mais je pense que c’est d’ordre amical…”, ça se fait et personne ne meurt.

Si vous tombez sur un/e abruti/e qui s’emporte, vous avez le droit de le dégager proprement de votre vie. On ne s’emballe pas pour si peu.

Si c’est une personne intelligente, elle entendra vos arguments et PEUT-ÊTRE que vous aurez gagné un(e) bon(ne) copain/copine.

Sur ce, je vous claque une bise et on se retrouve bientôt <3

PS : On se retrouve sur ma page pour toute question et courrier du coeur ^^