Et accessoirement, te dit que l’école, c’est moins important que le concealer…

Benefit, c’est une marque de maquillage que j’utilise assez peu. J’adore leur packaging mais j’avoue être fidèle à mes classiques et m’aventurer assez peu chez eux.

Et en fait, à y regarder de plus près, je suis de moins en moins tentée.

Je m’explique.

J’avais déjà trouvé leur campagne “Yuck-Wow!” (en gros “beurk- waou”) pas terrible… L’espèce de sous-entendu que sans cateye, t’es “beurk”, je trouvais ça moyen moyen.

Mais ils ont étendu l’idée à d’autres produits…

Alors celle-là, vraiment, elle commençait à m’énerver sérieux. L’espèce de shaming sur la nana à lunettes et nomakeup, j’avais un peu envie de leur enfoncer leur tube de Porefessional dans la gorge pour voir si ça leur lisserait pas un peu l’intérieur qui m’avait l’air bien pourrave.

Parce qu’en plus, des tas de nanas ont joué le jeu du “yuck-wow” en leur envoyant des photos d’elles naturelles (yuck) et toutes lissées en mode flawless-j’ai-mis-15-couches-Appelle-Moi-Kardashian. Ce truc induit donc dans l’esprit des plus jeunes (et des moins jeunes quand même) que sans maquillage, t’es hideuse.

Sachant que leur cible est avant tout collège-lycée, ça me dérange un peu aux entournures…

Et leur dernière campagne est arrivée…

“Zappe la classe mais pas ton correcteur”…

Attends attends attends…

Je sais qu’on ne parle QUE de maquillage hein mais JUSTEMENT, on ne parle QUE de maquillage les gens là!

Benefit est une marque super jeune, qui attire les ados, et toi, publicitaire de mes deux, tu trouves que t’as une idée de génie en leur disant qu’il est plus important de recouvrir les affreux cernes (oui, c’est masculin), qu’elles n’ont pas à 15 ans, que d’aller à l’école???

Eh ben nom de dieu, dans le genre valeurs de la marque, je trouve que c’est bon, là, vous m’avez vendu du rêve.

Votre packaging rappelle certes les années 50, mais on va peut-être essayer de voler un peu plus haut si ça ne vous dérange pas et continuer à enseigner à nos filles d’ALLER A L’ECOLE pour se CULTIVER plutôt que d’axer leur réussite sur le port ou non de concealer.

Par exemple, le type ou la gonzesse responsable de cette brillante idée marketing aurait sans doute mieux fait d’écouter un tout petit peu plus au cours : il aurait sans doute évité de pondre cet étron publicitaire qui fait pas mal réagir sur Twitter et qui, donc, ne vaut rien de bon à la marque.

Ah mais si, pardon : en bien ou en mal, l’essentiel est qu’on parle de vous. Ouais. Bof.