Enfant, je voulais un chat.

Genre fort.

Sauf que, dès que je m’approchais, ils avaient beau être tout doux tout gentils, ils me mettaient dans un état atroce, je virais un peu à ça:

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Ouep, mon gars. Allergique à mort. Les yeux rouges et bouffis et un milliard d’éternuements à la chaîne que si vraiment ça porte bonheur, je suis vernie pour la vie.

Arrivée à l’âge adulte, un des premiers trucs que j’ai faits, c’est prendre un chat. Je suis trop une guedin.

Arrivée à l’âge encore plus adulte, j’ai fini par en avoir trois.

Elise, la moche sans queue qui est passée sous un camion mais qui dit merci chaque fois qu’on lui ouvre la porte, qui vit avec sa propre notion de l’élégance. Tom, surnommé le Connard, qui s’amuse à chier dans les coins quand on ne lui ouvre pas la porte assez vite à son goût et récemment, la merveille des merveilles, Hermione, la grande classe du chat, à poils longs parce que ma folie n’a pas de limites.

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Et bébé Hermione…

PicMonkey CollageEt vous savez à quoi ressemblent mes journées? (Et celles de Gab, je ne vous en parle même pas…)

Me réveiller, prendre un antihistaminique.

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Dire bonjour à tous ces poilus, me laver les mains.

Partir bosser, me rendre compte que j’ai, au choix :

– Oublié de me laver les mains, me toucher les yeux, muter.

– Oublié de prendre mon antihistaminique et commencer à éternuer. Pendant une heure.

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La classe de l’autre matin m’a d’ailleurs surnommée “la prof qui éternue”. Parce que m’interrompre 50 fois (et je n’exagère même pas) pour éternuer comme si ma vie en dépendait, forcément, ça marque.

Quand je rentre à la maison, je passe l’aspi, parce que forcément, j’ai pas envie de mourir. Je me mets au boulot, généralement pour le blog et qui a envie de venir se blottir sur mes genoux? Elise en général, plus récemment Hermione (Tom m’ignore, comme d’hab, hors heure de table). Je reprends un antihistaminique. Parce que j’ai envie de continuer à voir net.

Le soir, j’ai parfois une chouette surprise : je m’installe douillettement et je découvre que l’un des mes copains miaou a séjourné dans ma chambre en mon absence. Et là, c’est parti : atchoum, keuf, keuf, atchoum, larmes. Ventolin. Parce que j’ai pas envie d’une crise d’asthme, je dors moins bien quand je respire peu.

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Et malgré tout ça, la petite fille en moi continue d’être super contente de les avoir à la maison, de les regarder jouer (même en éternuant), de les regarder dormir et de les entendre ronronner.

Parce que, même si un jour je risque de finir vieille à chats (si, chéri, ton espérance de vie est plus courte, désolée), leur présence est douce et chaleureuse. Et ça n’est pas le cas de tout ce qui nous entoure.

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